Faits locaux vérifiés
La fiche reste rouge tant que nom, domaine, contact et motif ne concordent pas par une voie indépendante du message initial.
Preuves vérifiées
Vérifier l’identité d’un établissement et son canal avant toute transmission ou paiement.
Liste de décision
Contrôle croisé du canal : nom légal daté, domaine saisi à la main, contact publié et motif du paiement
Lire le registre daté
Cherchez la dénomination exacte dans la section Sénégal du registre BCEAO retenu et notez la date portée par le document. Recopiez le nom sans l’abréger et conservez la page utile. Une présence soutient une identité institutionnelle à cette date; elle ne prouve ni qu’une offre est toujours disponible, ni qu’un interlocuteur représente l’établissement, ni qu’un compte lui appartient. Une absence ou une différence de dénomination devient une question ouverte, pas une invitation à choisir le nom le plus ressemblant. Gardez le résultat sous trois états : concordant, différent ou non retrouvé, avec la référence consultée.
Rapprocher le nom légal
Comparez le registre, le pied de page du site, l’adresse électronique et le document reçu caractère par caractère. Repérez les suffixes, espaces, accents et dénominations commerciales. Un nom de marque peut être visible sans expliquer l’entité contractante. Demandez alors quelle personne morale émet l’offre et quelle dénomination apparaîtra au contrat. Ne corrigez pas mentalement une différence. Inscrivez-la dans la fiche, avec la réponse donnée par le canal officiel. Ce rapprochement n’établit aucun classement ni solvabilité; il empêche seulement qu’un document réel soit attribué au mauvais acteur ou qu’un nom connu masque un destinataire différent.
Saisir soi-même le domaine officiel
N’ouvrez pas le premier lien d’un message pressant. Tapez l’adresse officielle retrouvée depuis une référence indépendante ou un document déjà vérifié, puis naviguez vers les coordonnées. Comparez le domaine principal, les sous-domaines et l’orthographe de l’adresse reçue. Un cadenas de navigateur indique une connexion chiffrée, pas l’identité économique de l’interlocuteur. Si une page redirige vers une messagerie personnelle ou un domaine voisin, interrompez l’échange. Conservez l’URL complète et l’heure du contrôle. La ligne domaine ne devient verte qu’après confirmation par un canal que le message suspect ne contrôle pas.
Comparer les coordonnées publiées
Relevez le numéro, l’adresse ou le formulaire affichés sur le site officiel et utilisez-les pour demander si le contact reçu appartient au service annoncé. Ne rappelez pas seulement le numéro figurant dans le message initial. Donnez la référence du dossier sans communiquer de code secret ou de pièce non nécessaire. Notez le nom du service et les mots de la réponse. Une absence de réponse ne confirme rien. Si les coordonnées diffèrent, demandez une explication écrite. La fiche doit montrer quel canal a confirmé quoi, afin qu’une réponse vague sur l’existence générale de l’établissement ne soit pas prise pour validation de l’interlocuteur.
Inspecter le bénéficiaire du paiement
Avant tout versement, relevez le titulaire annoncé, l’établissement de paiement, la référence et le motif exact. Comparez ces éléments au contrat ou à l’instruction obtenue par le canal officiel. Un compte personnel, un nom différent ou une demande de fractionnement ne prouve pas automatiquement une fraude, mais impose une pause et une explication attribuable. Le registre BCEAO ne valide aucun compte particulier. Ne testez pas le bénéficiaire par une petite somme. Demandez au service officiel si cette instruction appartient au dossier et archivez sa réponse. Sans concordance, la ligne paiement reste rouge.
Refuser le canal déplacé
Un interlocuteur peut proposer de poursuivre sur une autre messagerie, un autre numéro ou une application non annoncée. Traitez ce déplacement comme un nouvel objet : qui le demande, pourquoi, quel domaine le contrôle et quelles données doivent y circuler ? Ne transférez pas l’historique complet ni les pièces avant confirmation. Si le nouveau canal est réellement prévu, demandez une instruction officielle que vous pouvez conserver. Si la justification repose uniquement sur la rapidité ou le secret, gardez l’arrêt. Les missions d’information de l’OQSF peuvent orienter la prudence générale, sans authentifier ce changement précis.
Appeler indépendamment
Préparez trois questions courtes : ce contact appartient-il à votre service, ce produit ou dossier existe-t-il sous cette référence, et ce canal est-il autorisé pour les pièces ou paiements demandés ? Appelez depuis une coordonnée retrouvée vous-même. Ne demandez pas au service de confirmer des informations que vous venez de révéler inutilement; laissez-le identifier le dossier par la procédure normale. Consignez date, service et réponse. Si l’appel ne permet pas de conclure, demandez une réponse écrite ou utilisez un autre canal officiel. Une confirmation partielle garde les autres colonnes ouvertes.
Archiver la vérification
Rassemblez dans une page le nom légal, la date du registre, le domaine, les coordonnées, le contact, le motif et le bénéficiaire éventuel. Ajoutez chaque preuve par identifiant, sans exposer publiquement les données sensibles. Écrivez la conclusion et les points encore ouverts. Une nouvelle offre ou un changement de canal reçoit une nouvelle version. Si un différend apparaît, la chronologie permettra de montrer les contrôles effectués. La fiche officielle de médiation indique des renseignements pour une saisine, mais ne garantit aucun résultat; votre archive doit donc rester factuelle et utilisable d’abord auprès du professionnel concerné.
Décider avec une fiche transmissible
Avant de clore le contrôle, faites relire la fiche par une personne qui n’a pas suivi les échanges. Elle doit pouvoir retrouver le nom légal, le domaine saisi, la coordonnée officielle, le motif et la réponse sur le bénéficiaire sans interpréter vos notes. Si elle ne comprend pas pourquoi une colonne est verte, ajoutez la pièce ou remettez-la en attente. Écrivez ensuite l’action autorisée et sa limite : demander une offre complète, transmettre une pièce précise ou ne rien envoyer. Cette fiche transmissible évite qu’un autre membre du foyer reprenne la démarche depuis le message initial et contourne involontairement le canal vérifié. Le bordereau lié à ce guide numérote la pièce, le montant en FCFA, la date et la question ouverte. Le lecteur refait seulement l’opération décrite, sans importer un taux ou un frais d’une autre page. Une ligne divergente déclenche une correction; une ligne sans preuve reste inconnue. La sortie distingue poursuite, report et absence d’emprunt, sans prédire disponibilité ni accord.