TAEG et frais : comparer deux prêts personnels
Pour comparer deux prêts personnels, relevez le TAEG et les euros à payer, puis vérifiez que les deux propositions financent le même besoin aux mêmes dates. Le taux débiteur sert au calcul des intérêts ; le TAEG donne une mesure annuelle qui intègre les coûts obligatoires pertinents. Ni la petite mensualité ni le premier taux affiché ne remplacent cette lecture complète.
Analyse Credizen
Calculer deux durées
Modèle indicatif à taux fixe, mensualités régulières, sans assurance ni report. Les frais saisis sont payés séparément et ajoutés une seule fois au total. Le taux et les frais sont des hypothèses à vérifier, pas une offre. Le total est calculé avant arrondi ; la dernière échéance réelle peut différer.
1. Séparer le taux débiteur du TAEG
Service Public explique que le TAEG exprime annuellement le coût du crédit et inclut notamment les intérêts ainsi que les frais nécessaires à son obtention : dossier, intermédiaire, assurance ou garanties obligatoires. Les frais de compte peuvent être concernés lorsque l’ouverture est imposée.
Sur chaque offre, notez deux lignes distinctes : le taux débiteur et le TAEG. Demandez quels services sont exigés pour obtenir le prêt ou les conditions annoncées. Une assurance présentée séparément peut modifier la comparaison si elle est en réalité une condition de l’offre.
Ne saisissez pas le TAEG dans un modèle qui attend le taux débiteur puis ajoute à nouveau tous les frais. Cela mélange deux mesures. Le calculateur conservé ici affiche explicitement le type de taux attendu ; il illustre des mensualités à partir de vos hypothèses et ne certifie pas le TAEG contractuel.
2. Affecter chaque frais à un seul emplacement
Créez trois colonnes : frais compris dans les mensualités, frais payés séparément et frais déduits du versement. Inscrivez chaque frais une seule fois. Un frais financé augmente la dette et peut produire des intérêts ; un frais retenu réduit l’argent disponible pour votre achat.
Pour l’assurance, demandez le caractère obligatoire ou facultatif, le montant ou la formule de prime, les dates et les conditions de résiliation. Comparez séparément le coût du crédit et l’utilité de la couverture. Une assurance facultative choisie représente quand même une sortie dans votre budget, même si elle ne figure pas dans le TAEG de base.
Conservez les documents datés avec le même montant et la même durée. Si la banque modifie le taux à condition de souscrire un service, demandez une proposition écrite intégrant cette condition et les coûts correspondants plutôt que de juxtaposer un ancien taux et un nouveau prix.
3. Comparer deux calendriers de paiement complets
Exemple fictif : deux offres versent chacune 6 000 € disponibles le même jour, sur 24 mensualités. La première exige 24 paiements de 270 € et 80 € payés séparément au départ : 6 560 € de sorties, soit 560 € au-dessus des fonds reçus. La seconde exige 24 paiements de 274 €, sans frais séparés : 6 576 € de sorties, soit 576 € de coût.
Dans cet exemple, la première mensualité est inférieure de 4 € et le total est inférieur de 16 €. Mais il faut pouvoir payer les 80 € au départ. Si ces 80 € étaient déjà inclus dans les mensualités de 270 €, le total serait 6 480 € ; les ajouter une seconde fois créerait un faux écart.
Si les frais étaient retenus sur un versement annoncé de 6 000 €, seuls 5 920 € seraient utilisables. Cette proposition ne financerait plus exactement le même besoin. Demandez une offre corrigée pour les mêmes fonds nets avant de conclure laquelle coûte moins cher. Aucun TAEG légal n’est déduit ici du seul total.
4. Relier le coût à la durée et au budget
La fiche précontractuelle du prêt personnel doit notamment présenter le montant, la durée, les échéances, les frais, le montant total dû et le TAEG. Elle permet de comparer les propositions avant signature.
Un autre exemple fictif de 6 000 € reçus avec 36 paiements de 190 € représente 6 840 € avant frais séparés. La mensualité est plus basse que 270 €, mais les paiements totalisent 360 € de plus que 24 paiements de 270 €. La dette dure douze mois supplémentaires. N’utilisez pas cette troisième proposition comme si elle avait la même durée.
Testez aussi le mois du premier prélèvement et les dépenses irrégulières. Si la proposition n’est soutenable qu’en oubliant une assurance annuelle, des réparations ou les autres crédits, un taux attractif ne résout pas le problème. Réduisez le besoin ou examinez un autre calendrier avec tous ses coûts.
5. Poser les questions qui changent la décision
Avant de signer, faites préciser le montant réellement versé, les services imposés, les frais hors échéancier et le dernier paiement. Demandez les conséquences d’un remboursement anticipé, d’un retard ou d’un report sans supposer qu’ils sont gratuits. Gardez la réponse et la version de l’offre que vous comparez.
Si un taux d’usure doit être vérifié, utilisez le seuil officiel correspondant à la catégorie et à la date du contrat. Un plafond ancien ou une autre tranche de montant ne suffit pas. Si un coût paraît absent du TAEG, demandez le détail du calcul et, au besoin, un avis adapté sur les documents complets.
Questions avant de décider
Un TAEG inférieur garantit-il une mensualité inférieure ?
Non. Le montant, la durée et les dates influencent la mensualité. Comparez des conditions équivalentes et vérifiez à la fois le total et la trésorerie de chaque mois.
Faut-il ignorer une assurance facultative ?
Non. Distinguez son statut dans l’offre et son prix dans votre budget. Si vous la choisissez, ajoutez ses paiements au calendrier complet sans compter deux fois les montants déjà inclus.